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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 18:26

BREVE TYPOLOGIE DE L’OUTILLAGE LITHIQUE INHERENT

A LA FABRICATION DE PARURES PROTOHISTORIQUES EN COQUILLAGES

 ET LES SOURCES DE MATIERES

 

Paulette PAUC*

Avec la collaboration de Didier Bohic et Philippe Fauré

 

L’outillage lithique retrouvé sur les ateliers de fabrication de parures en coquillages est essentiellement composé de perforateurs en silex, puis en moindre nombre, de meules en grès et, beaucoup plus rares, de polissoirs. Les données recueillies permettent d’esquisser un schéma typologique. L’origine des matières premières est recherchée dans le cadre des stratégies d’acquisition. Les outils sont comparés à ce qui est connu en France, en Europe et en dehors du cadre européen.

 

Mots clés : Protohistoire, outillage lithiques, meules, perforateurs, polissoirs, géologie.

 

A BRIEF DESCRIPTION OF STONE TOOLS USED IN THE MANUFACTURE OF NEOLITHIC SHELL BEADS AND THE RAW MATERIAL

 

Most of the stone tools found at the shell jewellery workshops are pointed flints ; others are sandstone grinders, and, much less common, polishers. The data collected has enabled me to draw up to a topological classification. The origin of the raw material is investigated according to a strategy of collection. The tools are compared to similar items from France, Europe and beyond.

 

Keys words : Neolithic (protohistoric), grinders, pointed flint, polishers, stone tools, geology.

 

L’activité de fabrication de parures en coquillages marins sub-fossiles se déroule, dans l’Aude, entre le Néolithique récent-final et le Bronze ancien (Fig. 1). L’outillage lithique, lié à cette activité, n’est pas un marqueur chronologique précis. Il est ponctuellement connu sous la même forme dès le Néolithique ancien dans d’autres régions de France et sur quelques sites méditerranéens. L’avancée de l’étude en cours permet de faire le point et de proposer ici un bref schéma typologique qui sera développé dans le mémoire du diplôme de l’EHESS. Les données géologiques complètent la recherche et, par conséquent, font progresser les travaux expérimentaux effectués parallèlement à l’étude du matériel archéologique.

 

Figure 1 : Carte de Répartition

 

HISTORIQUE ARCHEOLOGIQUE ET ETHNOLOGIQUE

 

LES MEULES-POLISSOIRS DE GRES

 

Les pierres de grès sont de simples supports qui permettent, par frottement, de pratiquer une perforation intentionnelle sur des coquillages entiers afin d’obtenir des pendeloques et des grains d’enfilage. Avec l’élaboration plus complexe des éléments de parure, ces matériaux passent à des fonctions spécifiques et prennent des formes particulières qui en font des outils à part entière.

Une série d’instruments abrasifs en grès siliceux et calcaire, à grain fin, a été initialement rattachée à la chaîne opératoire de la fabrication des rondelles d’enfilage en Cerastoderma glaucum (Pauc 1997). Par la suite, de nouvelles découvertes ont permis d’ébaucher un classement (Pauc 2000, 2002).

En dehors de l’Aude, une seule meule en grès (appelée polissoir) a été identifiée parmi l’outillage lithique lié à un atelier de production de rondelles d’enfilage en lignite (déterminé comme de la houille), à Saint-Rabier, sur le site néolithique du « Muguet-Ouest I », en Dordogne (Poissonnier, 2001).

L’emploi de meules en grès, jouant le même rôle dans la chaîne opératoire de rondelles d’enfilage en coquillage, est attesté dans les Iles Salomon, comme en témoigne l’étude ethnologique incontournable publiée dès 1922, puis largement diffusée jusqu’à nos jours (Malinovski 2002).

 

LES PERFORATEURS EN SILEX

 

Ces petites pointes sont plus amplement identifiées, sans toutefois être intégralement étudiées ; seules les pièces les plus caractéristiques sont publiées.

Dans un premier temps dix-sept perforateurs ont été brièvement décrits (Pauc 1997). Ensuite deux modèles fusiformes ont été proposés pour illustrer le résumé de fabrication (Pauc 2000). Enfin, trois exemplaires représentent les pièces lithiques fusiformes standardisées (Pauc 2002).

- L’abri de la « Font des Pigeons » (daté du Néolithique ancien), à Châteauneuf-les Martigues, a livré une grande quantité de perforateurs dont seuls quelques éléments ont été décrits (Binder 1987) puis illustrés dans un résumé de fabrication des rondelles d’enfilage (Courtin 2000).

- Des milliers de “perçoirs” ont été mis au jour dans l’atelier artenacien (Néolithique final) de Ponthezières, sur l’Ile d’Oléron, toutefois très peu d’exemplaires figurent dans le mémoire de thèse de Laporte (1994). Suite à ce travail universitaire, quelques nouveaux modèles issus des fouilles ont été proposés par Ricoux et Esnardt (2000).

- Sur le site de « Cabecicos Negros » (Néolithique moyen), à Vera (Almería, E), sont apparus quelques petits “perçoirs” en bout de lamelles destinés à la perforation des éléments de parures en test (Goñi Quintero et al. 1999).

- A Cahokia, dans le sud-est des Etats-Unis, des sites datés entre 900 et 1400 de notre ère ont livré des “microlithes” en relation avec la chaîne opératoire de fabrication de rondelles d’enfilage en test, d’après leur morphologie et les résultats des analyses tracéologiques (Yerkes 1997, 1998).

En publiant quelques exemples de perforateurs, j’abordais le problème de leur emmanchement, dans le cadre de mes expérimentations, étant donné que la taille de ces petits outils lithiques n’en permet pas la manipulation directe (Pauc, 1997, 2000, 2002).

- M. A. Miller (1996) s’est exercée à reproduire les rondelles d’enfilage en Cerastoderma glaucum à partir des données obtenues sur le site-atelier de Franchthi, en Grèce continentale, daté du Néolithique ancien. Elle utilisa un foret à archet inspiré d’un modèle indien de l’Amérique du Nord. De l’étude des perforateurs de ce site grec, seuls les plus caractéristiques ont été représentés par C. Perlès et M. Ballinger-Reduron. Jugées plus longues à l’origine, ces mêmes pièces ont été republiées en rajoutant des pointillés, à la base de certaines d’entre elles, dans le but de justifier une utilisation directe faute de preuve d’un quelconque système d’emmanchement (Perlès 2001).

- En 1993, N.N. Skakun tentait la reconstitution d’un foret à pompe, équipé d’une pointe en silex, dont le volant est une réplique d’un disque en terre cuite retrouvé en Bulgarie au IIIe millénaire avant J.-C.

- En 1922, B. Malinovski (2002) photographiait les indigènes des Iles Salomon maniant un foret à pompe archaïque pour perforer des rondelles d’enfilage en coquillage.

 

LES POLISSOIRS A GORGE

 

L’équipement lithique se complète de polissoirs à gorge servant à calibrer la tranche des rondelles d’enfilage.

- Un premier exemplaire de polissoir à “rainure”, qui correspond en fait à une gorge en U, a été découvert sur « Le Chemin de Sens » (Néolithique ancien) à Marolles-sur-Seine. Cette pierre, de dimension réduite, a servi à calibrer des rondelles d’enfilage en calcaire (Augereau et Bonnardin 1998).

- Sur l’Abri de la « Font des Pigeons » (Néolithique ancien), à Châteauneuf-les-Martigues, apparaît un polissoir, de petit gabarit, à quatre gorges en U (Courtin 2000).

- Le site-atelier de « Saint-Cristol III », à Fontjoncouse, a livré deux polissoirs de taille modeste, en grès fin, à une gorge rectiligne et deux gorges curvilignes en U (Pauc 2003).

- En Guadeloupe, dans la période Saladoïde (500/400 av. J.-C. à 600/850 ap. J.-C.), les rondelles d’enfilages en test de Strombus gigas étaient vraisemblablement calibrées à l’aide d’un polissoir, tiré d’un petit bloc de corail massif, qui présente deux gorges en U rectilignes (Delpuech 2001).

- Au même stade artisanal, les insulaires des Iles Salomon calibraient, par contre en série, les rondelles d’enfilage en test, dans la gorge en U d’une grosse pierre de grès (Malinovski 2002).

 

GEOLOGIE

 

Les données géologiques présentées ici découlent de trois démarches distinctes :

- L’examen des cartes géologiques, bases de données utilisables pour orienter les investigations de terrain de manière générale.

- La recherche bibliographique et l’étude des publications qui visent des époques, puis ciblent des étages géologiques permettant ainsi de poursuivre plus commodément les prospections.

- La prospection de terrain à l’origine de découvertes inédites.

 

L’OUTILLAGE ABRASIF A COMPOSANTE SILICEUSE

 

Un grès ferrugineux à granulométrie variable d’âge Sénonien (Crétacé supérieur) est majoritairement employé par les artisans audois. Ses principales zones d’affleurement sont : « La Pinède » de Durban (Azéma et al., 1963 ; Barrouquère et al., 1977), le « Bois de La Pinède » à Boutenac (Ellenberger et al., 1987) et les lieux-dits attenants « La Pinède »-« Bois du Vicomte »-« Bois de Loumet »-« Massif de Fontfroide » sur Saint-André-de-Roquelongue, Bizanet, et Narbonne (Ellenberger et al., 1987 ; Lespinasse et al., 1982).

On note aussi l’usage de grès calcareux issu de l’érosion des reliefs, probablement recueilli dans les éboulis de bas de pente ou les charriages à portée de quelques sites.

 

LES PERFORATEURS

 

Cette petite industrie lithique a été principalement réalisée à partir d’éclats de débitage de silex à patine blanche. Grâce à une meilleure préservation dans le sol, d’autres montrent la couleur d’origine, visible au niveau d’une cassure ou bien sur l’ensemble de la surface. Le silex vitreux, brun translucide, domine. Une gamme de beige se décline également. Au toucher, on perçoit occasionnellement la très grande finesse du silex porcelainé d’un blanc très pur. Un petit apport de silex microgrenu est également constaté parmi les séries étudiées.

 

La Montagne d’Alaric

 

Les auteurs de la feuille de Capendu de la carte géologique au 1/50 000 et la notice qui l’accompagne (Ellenberger et al. 1987) occultent le plus considérable des accidents siliceux de l’Aude présent dans les calcaires lacustres paléocènes du Thanétien supérieur (ancien Sparnacien des auteurs) de la Montagne d’Alaric. Les découvertes de terrain, réalisées ou non à partir des ouvrages géologiques consultés, permettent d’en délimiter l’extension et d’en repérer les meilleurs affleurements.

A. de Lapparent (1948) localise le premier du silex blanc du “Sparnacien”, à l'Ouest de la « Métairie Durand » sur Comigne. Bigot (1965) observe le sommet du même horizon et remarque que ce faciès rappelle celui du calcaire thanétien de Montolieu. L’intensité de la silicification diminue au NW de Camplong sur le « Mourel des Mouches ». Plaziat (1966) inventorie les accidents siliceux  qui patinent en blanc dans le sommet du Thanétien supérieur (Ouest de la « Métairie Durand » sur Comigne ; SO de « Bouscarrou » à Douzens ; Ouest du « Four à Chaux », Ouest de la « Côte Lisse » sur Moux ; ”Nord“ de Camplong ; Nord du « Roc de Gasque » sur Montlaur). Des silex à cassure noire à brun-noir veiné de blanc bleuté sont uniquement représentés à l’Ouest de la crête de « Sire » sur Montlaur. Le plus gros affleurement observé par l’auteur, au Nord de Camplong, atteignait plusieurs dizaines de mètres de longueur sur cinquante centimètres d’épaisseur (Plaziat, 1966, 1984).

 

Selon Plaziat et ses collaborateurs (1987), les accidents siliceux seraient issus de l’épigénisation de pseudomorphoses de gypse, calcitisés, puis transformés en calcédonite ou en quartz, suite à une percolation d’énormes masses d’eau chargées en silicates. Cet évènement se serait produit à une période récente, pourquoi pas au Néogène, dans des terrains asséchés et fissurés au cours d’un épisode climatique de type sahélien. Ce silex supergène s’apparenterait aux meulières du Bassin Parisien.

Nos prospections ont permis d’ajouter l’important affleurement de silex, à patine blanche, visible sur « La Peyrouse-Sud »-« Combe Torte »-« Combe Douzeille » à Moux (cf. sortie géologique de l’Alaric du mois de juin dans ce bulletin). De même, émergent en différents points du vaste lieu-dit « L'Alaric Sud » à Comigne, des bancs de silex d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur et des blocs isolés de taille et d’aspect divers, vitreux, brun fumé à beige translucide, parfois opalescent à surface mamelonnée, avec des fissures remplies de micro-quartz ou encore grenu qui se décline dans une gamme de grisés et veinés de tons plus tranchés, etc.

Ces données sont complétées par la découverte de nouveaux affleurements, toujours dans le Thanétien supérieur, au NO de « Sire » et « Au Picou » sur Montlaur.

 

Le Tertiaire du Bassin de Sigean

 

Un autre très important accident siliceux est contenu dans les calcaires lacustres tertiaires de l’Oligo-Miocène du bassin sédimentaire des environs de Portel-Peyriac-Sigean-Roquefort.

Au pied du versant sud de « Chante Perdrix » sur Portel-des-Corbières, les calcaires oligocènes ne livrent que du silex vitreux, beige clair translucide et légèrement opacifié. Le silex vitreux, brun sombre, commun au bassin aquitanien (Miocène inférieur) de Sigean apparaît plus à l’Est, dès « L'Airevieille », et plus en avant sur « Mattes-Les Courtalous » (Vaquer 1993). Il affleure également au-dessus de la plâtrière, sur « Le Pré d’Audène », associé à un silex gris-beige opaque faiblement rubané.

A Peyriac-de-Mer, Coffyn et Fabre (1962) sont les premiers à remarquer que des lamelles recueillies sur « l'Ilette » sont comparables au silex du “Doul”, autrement dit du « Moulin de l'Ile ». Du silex opaque clair et marron ocre accompagne le silex brun du bassin lacustre. J. Barrière (1966) note la présence de lydiennes dans le dépôt coquillier eutyrrhénien de ce gisement. Le silex et les lydiennes du “Doul” sont reconnus parmi les artefacts du site ennoyé de Leucate-Corrège daté du Néolithique ancien (Masson 1984).

Aux alentours de Sigean, sur pratiquement toute la « Presqu’île de Caussagues », de « Port Mahon » à « Saint-Michel » et des « Cabanes » à « l’Angle », apparaît le silex analogue. Dans son inventaire des ressources, Simonnet (1985) reconnaît le silex à bouillies de characées des calcaires lacustres de Sigean parmi la trentaine de variétés employée pour les artefacts magdaléniens du site ariégeois. Le second secteur réunissant « Bérade »-« Les Potences »-« Le Peyrou » offre une silicification qui varie du sud au nord (la localisation a été indiquée par M. Pala). L’on passe d’une chaille quasi indistincte du calcaire gris encaissant, à une matière grenue assez bien silicifiée, opaque, teintée d’un dégradé de beige et de gris, avec des fissures remplies de micro-quartz et plus rarement quelques passées opalescentes, puis à l’excellent silex vitreux, brun sombre, au cortex calcaire lacustre blanc pulvérulent bien connu.

Vaquer (1993) signalait du silex dans les environs de Roquefort d’après le travail universitaire de Wilson. La recherche s’est déroulée à partir de Montpezat, (sur une indication de F. Briois de l’EHESS). L’ampleur du gisement s’étend de « Montpezat Sud » vers « Les Fangasses » et se poursuit sur la partie Nord du plateau du « Plat de la Font ». Deux matières siliceuses sont présentes : un excellent silex vitreux, dont la teinte se décline du brun sombre courant au gris-beige très clair, translucide à opaque qui se patine en blanc porcelainé et occasionnellement rouille, auquel s’associe silex calcédonieux, ou silex jaspé, jaune ferrugineux, pur ou veiné de brun sombre à noir, qui se mélange également au silex précédent.

 

Le Trias moyen des Corbières méridionales et orientales

 

Dans le Trias moyen ou Muchelkalk, le degré de silicification est très disparate. On fera la distinction entre le silex et les chailles.

Barrouquère et ses collaborateurs (1977) signalent des calcaires ocres bien lités à accidents siliceux dans la coupe 13c du Ruisseau de Fontbourque à Albières (itinéraire 3 du guide géologique entre Albières et le Pont d'Orbieu)

Dans la haute vallée de l’Orbieu, Vaquer (1993) indique du silex gris-beige faiblement zoné sur « Les Moulines » à Auriac. L’expansion du gîte s‘étend jusqu’à la « Grange de Vidal ». L’acquisition de la matière a pu se faire soit en exploitation directe dans un affleurement de la roche ou bien dans les éboulis de bas de pente. Plus au sud, entre « Le Sarrenc » et « Le Col de Redoulade » (Fréchengues et Peybernès, 1991), on le retrouve sous forme de rognons de chailles très broyées mais également de masses de chailles très friables et non pas de silex.

Une qualité de silex comparable au gîte « Les Moulines-Grange de Vidal » d’Auriac existe sur Fourtou à la convergence des lieux-dits « Le Mounac Ouest »-« Bergerie de Tisseire »-« Sarrat de Bernichou ».

A Durban-Corbières, dans la coupe de la paroi à l'ouest du plateau de « La Bouissière », on observe des nodules pluricentimétriques de chailles grises fissurées (Fréchengues 1988) et non de silex. L'acquisition ne peut se faire que dans les éboulis au pied de la paroi.

Un niveau à silex est également présent dans la coupe de « La Carrière » selon Vila (1965) et Fréchengues (1988) ainsi que dans la coupe de « La Berrière » d’après Fréchengues (1988).

Dans le secteur de « La Serre de Ginoufré » à Albas, Azéma et ses collaborateurs (1963) signalent des calcaires à lits et rognons siliceux noirs. Sur la même zone, Fréchengues (1988) distingue des silex roux dans la coupe de « La Mouillère ».

 

Autres origines

 

Dans le Dévonien, sur « La Rouquette », à Vignevieille, les calcaires à chailles portés sur la feuille de Tuchan de la carte géologique au 1/50 000, par Berger et ses collaborateurs (1997), fournissent un affleurement de chailles grises dont la meilleure semble avoir été exploitée selon D. Bohic. Quelques tessons modelés ont été repérés en plus d'un éclat retouché déjà signalé (Pauc 1997).

 

Le silex du Crétacé inférieur du « Plan de Couloubret » et de « Sainte Eugénie », à Portel-des-Corbières (Charrière 1979 ; Masson 1984 ; Ellenberger et al., 1987 ; Vaquer 1993), aurait été utilisé par les hommes du Néolithique ancien de Leucate-Corrège. Ce même silex à cassure orangée se retrouve sur « Combe de Berre » et au « NE de Ripaud » sur Villesèque-des-Corbières (Charrière 1979).

 

Les calcaires aptiens (Crétacé inférieur), situés au sud de la Pinède de Durban, renferment des chailles grises passablement faillées dont on aura du mal à extraire un petit outillage correct (Azéma et al. 1963).

 

Dans les grès crétacés (Sénonien) de « La Pinède » de Durban, des restes d’accidents siliceux subsistent dans les charriages. Sur la piste de la Pinède, on recueille occasionnellement des cassons et des rognons pluricentimétriques de silex gris translucide à opaque dont on peut parfaitement tirer du petit outillage. Les géologues notent la présence de galets siliceux d’origine détritique dans cette zone (Azéma et al. 1963).

 

Les calcaires palustres du Maastrichtien (Crétacé supérieur) d’Albas contiennent des nodules de silex millimétriques pouvant atteindre quelques cm3 (Plaziat et al., 1987).

 

Dans des terrasses datées du Miocène continental, les explorations ont permis de découvrir fortuitement des restes d’accidents siliceux d’origine détritique (Ellenberger et al.1987), localisés sur « L'Auzinelo-Las Espesolos » et « L'Albezou » à Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse et sur « Pré Giniès » et « La Taurizane » à Talairan. La matière siliceuse se présente sous forme de cassons centimétriques à décimétriques qui possèdent en partie du cortex : des “galets” fracturés et des rognons libérés ou pris dans un ciment calcaire ; leur couleur est jaune à marron clair dans des versions opaque à translucide. Ce “silex” a été apporté intentionnellement sur quelques sites autour de cette localité et jusqu'au village de Jonquières, sans toutefois, à priori, avoir été utilisé. La silicification est bonne et peut largement permettre d'en tirer du petit outillage.

 

Dans les calcaires du Lias (Jurassique inférieur) (Fauré 2002), les accidents siliceux à type de chailles, plus rarement de silex, sont très fréquents dans l’étage Sinémurien. Parmi les nombreuses localités nous retiendrons la coupe naturelle offerte dans la gorge entaillée par le ruisseau de « La Serre de Gauja », à Feuilla. Elle offre des lits de chailles grises centimétriques assez faillées dont on peut recueillir des petits blocs dans les éboulis pour en tirer des micro-pointes.

Dans la coupe du « Petit Guimont » à Fontjoncouse, des bancs de chailles grises décimétriques très faillées, relativement mieux silicifiées que dans le gîte précédent, n’auraient pu être récupérées que dans les éboulis de pente et éventuellement employées pour réaliser des micro-pointes.

A « Roque Sestière », dans le massif de Boutenac, on ne récupère en éboulis sous la paroi naturelle que des blocs de chailles centimétriques grise et beige assez faillées qui présentent un gradient de silicification d’un bloc à l’autre. Limités par l’épaisseur, on ne peut en tirer que de minuscules outils. « La Carrière » fournit également des blocs de chailles grises très faillées dont l’utilisation semble encore plus limitée.

A Montredon-des-Corbières, à la base de la coupe de la carrière et dans les éboulis de parois du « Pech du Fournas », on a le choix entre diverses qualités de silex et de chailles parmi les différents accidents siliceux logés dans la roche. Les blocs de silex pluricentimétriques de bonne qualité recueillis permettraient d’en obtenir du petit outillage.

 

Dans les calcaires du Jurassique moyen, (étage Aalénien), au « Roc d'Agel », à Névian, plusieurs niveaux d’accidents siliceux à patine rousse sont inclus dans les calcaires : des nodules de chailles décimétriques broyées, des petits bancs de chailles faillées et des nodules pluricentimétriques à cassure conchoïdale dont on pourrait extraire du petit outillage.

 

OUTILLAGE : brève typologie

 

LES MEULES-POLISSOIRS EN GRES SILICEUX ET CALCAREUX, A GRANULOMETRIE VARIABLE

 

Ce macro-outillage a déjà fait l’objet d’un classement typologique de base (Pauc 1997, 2002). La nouvelle série appartient aux trois groupes établis jusqu’à maintenant (Fig. 2).

 

Figure 2 : Type des meules

 

La morphologie de la meule-polissoir du « Muguet-Ouest I » à Saint-Rabier s’apparenterait au type M2, d’après la photo (Poissonnier 2001).

 

LES PERFORATEURS EN SILEX

 

Une série inédite de perforateurs en silex fait l’objet d’un complément de classement (Fig. 3). Cette petite industrie lithique standardisée mesure de 1,5 à 2 cm de long suivant le degré d’usure des pièces. Parmi le matériel étudié on isole des micro-pointes (n’excédant pas 1 cm)

 

Figure 3 : Types des perforateurs

 

Les perforateurs fusiformes figurent largement dans les publications. Leur morphologie spécifique ne peut échapper aux chercheurs, y compris certains modèles obtenus à partir de lamelles de débitage étroites du Néolithique moyen (Binder 1987 ; Courtin 2000 ; Goñi Quintero et al.1999 ; Laporte 1994 ; Miller 1996 ; Pauc 1997, 2000, 2002 ; Perlès 2001 ; Poissonnier 2001; Ricou & Esnardt 2000 ; Yerkes 1997, 1998).

Les perforateurs crantés unilatéralement tirent sur la morphologie piriforme et le caractère polyédrique ce qui amènera à créer des variantes ; l’un d’eux a une allure allongée (Pauc 1997).

En observant la planche publiée par Perlès (2001), on remarque que l’atelier de Franchthi livre des micro-pointes de 1 cm ainsi que des pointes standardisées de 2 cm de long. Les formes sont principalement de type p1 et p4 ; les modèles p3 et p6.1 sont également représentés.

 

LES POLISSOIRS A GORGE EN GRES SILICEUX

 

Le classement prend en compte l’orientation et le nombre de gorges (Fig. 4). Cette méthode permettra de créer autant de types que nécessaire. Le polissoir à quatre gorges en U rectilignes (Courtin 2000) correspondrait au type P1.4 et le modèle guadeloupéen (Delpuech 2001) au type P1.2.

 

Figure 4 : Types des polissoirs

 

Le petit nombre d’instruments publiés ne permet pas encore de généraliser les gestes automatiques des artisans. Les différentes perfections du calibrage des rondelles d’enfilage suggèrent que le geste automatique ne soit pas complètement acquis : enfants en apprentissage, probablement (Pauc 2000, 2002).

 

CONCLUSION

 

Au cours des stratégies d'acquisition diverses sources de matières premières ont été directement repérées grâce à l'amplitude des gisements mais découvertes aussi d'une manière fortuite lorsque ces derniers sont à peine apparents. La complexité du cadre géologique des Corbières a représenté un attrait pour les groupes humains qui avaient la possibilité de se fournir autour des habitats de plein air, des grottes et abris, mais également par le biais d'échanges s'effectuant entre le littoral et l'intérieur des terres ainsi qu'à l'intérieur même des terres (Pauc 2002).

L’utilisation du silex du Muchelkalk de la haute vallée de l’Orbieu est attestée par la découverte d’une lame et d’un éclat sur Saint-Pierre-des-Champs (collection Jean Burgat du Dépôt archéologique de Carcassonne) ainsi qu’un éclat sur « La Poubrego » à Villesèque-des-Corbières.

Le jaspe jaune de Roquefort-des-Corbières correspond à une armature de flèche à tranchant transversal trouvée sur « Saint-Cristol » III à Fontjoncouse.

Le matériel lithique employé pour la confection des éléments de parure n’a pu être mieux étudié faute de moyens techniques adaptés (constitutions plus précises des matières et tracéologie).

Les Corbières recèlent suffisamment de ressources lithiques de base pour permettre aux groupes humains de s'implanter dès le Paléolithique de façon durable. Les profonds changements dans les modes de vie, à partir du Néolithique, conservent par tradition certains moyens d'acquisition tandis que d'autres cessent par nécessité, en conséquence les réseaux se voient modifiés.

Les massifs gréseux, géographiquement situés à portée de la ramification des voies naturelles de circulation, auraient pu fournir autant de matériel de meunerie et d’instruments d’abrasion et de polissage que nécessaire.

Les principaux pôles d'acquisition du silex correspondent aux accidents siliceux directement accessibles de notre département.

Le silex de l’Oligo-Miocène du bassin de Sigean est reconnu dans le fonds commun de l'outillage lithique des sites-ateliers de fabrication de parures. Cette exploitation est liée à celle des coquillages sub-fossiles eutyrrhéniens destinés à la parure (Pauc 2000, 2002) sur les localités de Sigean et de Peyriac-de-Mer.

Le silex à patine blanche porcelainée et, exceptionnellement, le jaspe jaune de Roquefort-des-Corbières ont diffusé sur les localités environnantes.

L'accident siliceux à patine blanche, présent dans le calcaire lacustre du Thanétien du Massif de l'Alaric, est l’affleurement accessible, le plus considérable, exploitable sur deux localités : « L’Alaric Sud » à Comigne et « La Peyrouse-Sud »-« Combe Torte »-« Combe Douzeille » sur Moux. Le petit affleurement de silex noir et gris sombre situé « Au Picou » et sur « Sire », à Montlaur, est propre à une exploitation de faible ampleur. L’éventail des qualités et la palette des couleurs rendent difficile les comparaisons avec les différentes sources de matières premières majoritairement présentes dans les calcaires lacustres. Seules des études en laboratoire, à partir d’une lithothèque locale, permettraient d’affiner les données, comme le préconisait Y. Gillet en 1979.

Bien que toutes les conditions soient réunies pour réaliser une très grande quantité d'éléments de parure, la majorité des outils indispensables à la production locale n'a pas encore été découverte.

Deux points forts se dégagent de cette communication : l’analyse archéologique qui montre l’emploi des matériaux locaux pour confectionner l’outillage lithique et la recherche géologique qui permet de réviser et d’étendre nos connaissances sur les accidents siliceux en général et, en particulier, ceux de deux bassins lacustres d’époques différentes en Pays audois. 

 

BIBLIOGRAPHIE

 

- Augereau (A.) et Bonnardin (S.). Marolles-sur-Seine « Le Chemin de Sens » (Seine et Marne) et la fabrication de la parure en calcaire au Néolithique ancien. Bulletin de la Société Préhistorique Française, 1998, t. 95, n° 1, p. 23-39.

- Azéma (J)., Durand Delga (M.) et Foucault (A.). Le problème structural de la pinède de Durban-Corbières, Languedoc (Aude). Bulletin de la Société Géologique de France, 1963, 7e série, t. V, p. 863-882.

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commentaires

Marc 27/04/2010 23:29


Bonjour, je m'intéresse en amateur à la préhistoire depuis de nombreuses années et j'ai trouvé vos articles très intéressants. En ce qui me concerne, je me contente de prospecter les zones
cultivées proches de mon domicile depuis une bonne vingtaine d'années . Les approvisionnements en matières premières soulèvent beaucoup de questions et chez moi, il n'est pas rare de trouver des
outils confectionnés en différentes matières dont certaines non locales.
A bientôt